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AZ ÈLET VENDÉGE - Alexander Csoma de Körös (A Guest of Life)
réalisation, musique: Tibor Szemzö
production: Mediawave 2000 Ltd. György Durst |
"Je n'avais pas l'intention de produire une autre biographie et interprétation de Csoma - bien que le scénario soit inspiré par sa personne. Le film est conçu de telle manière que la musique y joue un rôle principal - par cela, je n'entends pas seulement la musique des instruments et des voix, mais le caractère musical de la voix parlée dans différentes langues". (Tibor Szemzö)
Le 23 décembre 1819, Alexander Csoma de Körös se met en route à pied pour explorer l'origine et la langue du peuple hongrois. Huit ans plus tard, le marcheur atteint le couvent bouddhiste de Kanam, au pied de l'Himalaya. Il y resta trois ans. Pendant ce temps, il lut et traduisit 105'000 pages des 325 volumes des écritures saintes tibétaines, créa un dictionnaire tibétain-anglais et une grammaire tibétaine.
Csoma était un pionnier de la divulgation du bouddhisme et de la culture tibétaine en Occident. Après un séjour d'études de 8 ans à Calcutta, il reprit la route des montagnes, cette fois-ci direction Lhasa. Il n'y arriva jamais: il mourut en 1842, à 58 ans, près de la frontière actuelle entre l'Inde et la Chine. À sa mort, Csoma avait appris en plus des 13 langues qu'il pratiquait avant son voyage, sept autres langues supplémentaires. Il n'a toutefois jamais trouvé l'origine de la Hongrie ni de sa langue. Beaucoup de choses ont été écrites sur les voyages d'Alexander Csoma- mais de lui, en tant que personne, on ne connaît pratiquement rien. Il n'a jamais écrit ni parlé de lui-même. Pourtant, le Transylvanien est l'une des grandes figures nationales de Hongrie, d'innombrables statues et plaques commémoratives le célèbrent. Des centaines de contes et légendes sont tissés autour de sa personne - ils constituent un fil conducteur dans le récit filmique de Tibor Szemzö.
L'autre fil conducteur est fourni par les textes tibétains (p.e. ceux du Livre des Morts tibétain). Le cinéaste les associe aux possibles pensées et impressions de Csoma. Les deux fils conducteurs du récit sont clairement différenciés l'un de l'autre: les légendes populaires sont réalisées en animation colorée. Le monde bouddhiste de l'Himalaya et des Indes a été filmé en 8 mm, les couleurs sont passées, les images ont presque la statique de photos. Tibor Szemzö ne veut pas seulement illustrer de manière documentaire, dans son film, il s'agit bien plus d'évoquer les pensées, états d'âme et sensations.
La bande son est aussi exceptionnelle: elle joue avec le caractère musical de la langue parlée, son expression musicale qui est sur pied d'égalité avec la composition musicale du film. Les textes sont dans les langues (connues de l'auteur), originaires de la route du riz que Csoma a parcourue. Le compositeur Szemzö prit comme point de départ lors de l'orchestration des parties parlées aussi bien les aspects sémantiques que musicaux. A Guest of Life devient une œuvre d'art pluriforme à l'acoustique agréable et visuellement envoûtante. (Franziska Trefzer)
"Ich hatte keine Absicht, eine weitere Biographie und Interpretation von Csoma zu produzieren - obwohl das Drehbuch von seiner Person inspiriert ist. Der Film ist so angelegt, dass die Musik darin eine Hauptrolle spielt - damit meine ich aber nicht nur die Musik der Instrumente und der Stimmen, sondern den an sich musikalischen Charakter der gesprochenen Stimme in verschiedenen Sprachen." (Tibor Szemzö)
Am 23. Dezember 1819 machte sich Alexander Csoma von Körös zu Fuss auf den Weg, um den Ursprung des ungarischen Volkes und seiner Sprache zu erkunden. Acht Jahre später erreichte der Wanderer das Buddhistische Kloster in Kanam, am Fusse des Himalayas. Dort blieb er drei Jahre. Während dieser Zeit las und übersetzte er 105'000 Seiten der 325 Bände umfassenden heiligen Bücher Tibets. Daneben schuf er ein Tibetisch-Englisches Wörterbuch und eine tibetische Grammatik.
Csoma war ein Pionier in der Vermittlung von Buddhismus und tibetischer Kultur im Westen. Nach einem 8jährigen Studienaufenthalt in Kalkutta machte er sich erneut auf in die Berge, dieses Mal nach Lhasa. Er kam aber nie dort an: 1842 starb er, 58-jährig, nahe der heutigen Grenze zwischen Indien und China. Bei seinem Tod hatte Csoma zu den 13 Sprachen, die er vor seiner Reise beherrschte, noch sieben weitere hinzugelernt. Den Ursprung der Ungarn und ihrer Sprache hat er jedoch nie gefunden.
Viel wurde über Alexander Csomas Reisen geschrieben - doch über ihn als Person ist so gut wie nichts bekannt. Er hat nie über sich selbst geschrieben oder gesprochen. Dennoch ist der Transsylvanier eine der grossen nationalen Figuren Ungarns, unzählige Statuen und Gedenkplatten erinnern an ihn. Hunderte humorvoller Sagen und Legenden ranken sich um seine Figur - sie bilden einen Strang in der filmischen Erzählung von Tibor Szemzö.
Der andere Strang speist sich aus tibetischen Texten (etwa solchen aus dem Tibetischen Totenbuch) und geht assoziativ den möglichen Gedanken und Eindrücken Csomas nach. Die beiden Erzählstränge sind visuell klar voneinander unterschieden: Die Volkslegenden sind als bunte Animationen gestaltet. Die buddhistische Welt im Himalaya und Indien wurde in 8 mm gefilmt, die Farb