Hintergrund

LATAWCE
(Kites)

réalisation, scénario: Beata Dzianowicz
image: Jacek Petrycki
montage: Katarzyna Maciejko-Kowalczyk
son: Jaroslaw Roszyk
production: Krysztof Kopczynski
Eureka Media
Smulikowskiego 13/10, PL-00-384 Warszawa
tél. +48 22 828 48 10, fax +48 22 829 56 73
info@ntcm.com.pl, www.eurekamedia.info
Pologne 2008, digibeta, couleurs, 79’
v.o. dari/polonais, st. anglais
première internationale

Projections:
13.08.08, 11.00 – cinema Teatro Kursaal
14.08.08, 19.30 – L’Altra Sala


Le film
„Les personnages principaux de 'Latawce' me rappellent comme c’est magique quand on prend pour la première fois une caméra dans les mains et que l’on essaie de faire le portrait d’un individu.“ (Beata Dzianowicz)

Un groupe de jeunes Afghans, étudiants à l’académie des Beaux-Arts de Kaboul, participent à un cours sur le cinéma, sous la direction d’un cinéaste documentariste polonais. Pour la première fois dans leur vie, on leur met une petite caméra numérique dans les mains, qu’ils doivent utiliser pour découvrir des histoires tirées de la vie quotidienne afghane. Histoire, images et sons d’un pays dans lequel il était interdit, pendant la domination des talibans, de représenter les personnes, d’écouter de la musique et de regarder la télévision. Même faire s’envoler les cerfs-volants, l’une des traditions les plus aimées, était interdit. Quel était votre plus grand problème, demande le documentariste à la ronde: «pas d’électricité», «les moyens de transport publics» fut la réponse. Et une fille dit que dans certaines régions du pays, les filles ne pouvaient pas aller à l’école, parce que l’on avait peur qu’elles deviennent rebelles si elles étaient trop intelligentes. Méprisant, un de leurs camarades masculins, menace de les battre et de les faire tomber tout de suite du mur si elles racontent de telles sottises.
Mais, un troisième niveau s’ajoute encore à la description du cours de cinéma et à l’état des lieux de la vie quotidienne afghane: celui des méthodes de représentation de soi et de réflexion sur le documentaire. Toutes les problématiques rencontrées par chaque cinéaste documentariste seront mises sur la table de façon cohérente et exemplaire. Comment trouve-t-on des sujets «passionnants»? Doit-on intervenir, mettre en scène? Où cesse la réalité et où commence la fiction? Comment préserve-t-on la dignité de celui dont on fait le portrait? Quand un participant se plaint que cela n’a pas de sens de réaliser le portrait de sa mère et de son père et que de toute manière, il désire avant tout apprendre le maniement technique de la caméra, le professeur polonais lui rétorque résolument: «Dans les cours de cinéma, on n’apprend pas la technique, mais la manière de regarder le monde!». C’est facile à dire et dur à faire, car dès le début, il est clair que la perception de la réalité des participants autochtones au cours n’est en aucun cas identique à celle du directeur du cours. Assurément, c’est assez pénible de voir comme un élève ne se rend pas compte – ou retient comme allant de soi – que dans un atelier de fabrication de tapis ne travaillent pratiquement que des enfants. D’un autre côté, l’autorité (bien intentionnée) démontrée par le directeur du cours lors du choix du sujet et de la réalisation formelle est aussi un acte significatif de tutelle occidentale. «Latawce» montre tout simplement de façon exemplaire que chaque regard est lié à une origine culturelle, que chaque regard est idéologie et pouvoir. Et pourtant il reste l’espérance qu’il puisse être aussi une partie du cheminement vers un avenir meilleur.(tb)

Le réalisatrice
Beata Dzianowicz est née en 1969 à Kattowitz. À l’université de cette ville, elle a étudié tout d’abord la littérature, puis la réalisation cinématographique et télévisuelle pendant trois ans. Elle a tourné plusieurs films documentaires, parmi ceux-ci, un film sur les prisonniers aveugles qui apprennent le Braille («The Cell with a View», 1996), ainsi qu’une documentation sur des jeunes qui sont morts d’anorexie («Dreams and Death», 1998). En 2002, elle tourna un court film documentaire «Lessons of Hope» sur la réouverture de l’Académie des Beaux-Arts à Kaboul qui fut suivi thématiquement par «Kites». À côté de son travail dans le domaine audiovisuel, elle travaille aussi comme auteur et metteur en scène pour le théâtre.

Der Film
„Die Hauptfiguren von LATAWCE erinnerten mich daran, wie magisch es ist, wenn man zum ersten Mal eine Kamera in der Hand hat und damit versucht, einen Menschen zu portraitieren.“ (Beata Dzianowicz)

Eine Gruppe junger Afghanen einer Kunstschule in Kabul nehmen an einem Filmkurs teil, der unter der Leitung eines polnischen Dokumentarfilmers steht. Zum ersten Mal in ihrem Leben wird ihnen eine kleine Digitalkamera in die Hand gedrückt, die sie dazu benutzen sollen, Geschichten aus dem afghanischen Alltag aufzuspüren. Geschichten, Bilder und Töne aus einem Land, in dem es während der langjährigen Herrschaft der Taliban verboten war, Abbilder von Personen zu machen, Musik zu hören und Fernsehen zu schauen. Sogar Drachen steigen zu lassen, eine der beliebtesten Traditionen, war untersagt. Was ihre grössten Probleme sein, fragt der Dokumentarist in die Runde: «Keine Elektrizität», «öffentliche Verkehrsmittel» heisst es. Und ein Mädchen meint, in bestimmten Stadtteilen dürften Mädchen nicht zur Schule, weil man Angst habe, sie würden aufmüpfig, wenn sie zu gescheit seien. Er schlage sie und stürze sie gleich von der Mauer, wenn sie so einen Quatsch erzähle, droht ihr ein Kommilitone daraufhin abschätzig.
Doch über die Schilderung eines Filmkurses und die Bestandsaufnahme afghanischer Gegenwart, schiebt sich noch eine dritte Ebene: Die der methodischen Selbstdarstellung und Reflexion über das Dokumentieren an sich. Konsequent und musterhaft werden alle Problematiken aufgedeckt, denen jeder Dokumentarfilm(er) begegnet. Wie findet man «spannende» Stoffe? Soll man eingreifen, inszenieren? Wo hört Realität auf und beginnt die Fiktion? Wie wahrt man die Würde der Porträtierten? Als sich ein Teilnehmer beschwert, es mache doch keinen Sinn, Aufnahmen von Mutter und Vater zu drehen und sowieso wolle er vor allem die technische Handhabung der Kamera lernen, entgegnet der polnische Kursleiter entschieden: «In Filmkursen lernt man keine Technik, sondern wie man auf die Welt schaut!». Einfach gesagt und schwer getan, denn von Anfang an ist klar, dass sich das Sensorium für die Wirklichkeit der einheimischen Kursteilnehmer keinesfalls mit dem des Kursleiters deckt. Zweifelsohne ist es fast bedrückend, wie ein Schüler gar nicht wahrnimmt – oder es für selbstverständlich hält –, wenn in einer Teppichwerkstatt fast nur Kinder arbeiten. Andrerseits ist die (gutgemeinte) Steuerung des Kursleiters bei Themenwahl und formaler Umestzung auch ein deutlicher Akt westlicher Bevormundung. «Latawce» beweist geradezu exemplarisch: Jeder Blick ist an eine kulturelle Herkunft gebunden, jeder Blick ist Ideologie und Macht. Und doch bleibt die Hoffnung, dass er auch Teil des Weges in eine bessere Zukunft sein kann. (tb)

Die Regisseurin
Beata Dzianowicz wurde 1969 in Kattowitz geboren. Sie studierte an der dortigen Universität zuerst Literatur, danach während drei Jahren Film- und Fernsehregie. Sie drehte mehrere Dokumentarfilme, darunter einen über blinde Gefängnisinsassen, die Braille lernen («The Cell with a View», 1996), sowie eine Dokumentation über Jugendliche, die an Anorexie sterben («Dreams and Death», 1998). 2002 drehte sie den Kurzdokumentarfilm «Lessons of Hope» über die Wiedereröffnung der Kunsthochschule in Kabul, der thematisch an «Latawce» anküpft. Neben ihrer Arbeit im audiovisuellen Bereich ist sie auch als Autorin und Regisseurin für das Theater tätig.

Il film
„I protagonisti di Latawce mi hanno ricordato la magia della prima volta in cui si tiene in mano una telecamera e si tenta di fare un ritratto a una persona.“ (Beata Dzianowicz)



La regista
Beata Dzianowicz è nata nel 1969 a Kattowitz. Presso l’università locale studiò prima letteratura, poi per tre anni regia di film e televisione. Girò diversi film documentario, tra cui uno su un gruppo di carcerati non vedenti che imparano il linguaggio Braille («The Cell with a View», 1996), così come una documentazione su alcuni giovani che muoiono di anoressia («Dreams and Death», 1998). Nel 2002 girò il cortometraggio documentario «Lessons of Hope» sulla riapertura della scuola d’arte a Kabul, che dal punto di vista tematico si riallaccia a «Latawce». Accanto al suo lavoro nel campo audiovisivo è attiva anche come autrice e regista di teatro.