17 AUGUST
Director, screenplay: Alexander Gutman
Cinematography: Maxim Efros, Nikolay Volkov, Alexander Gutman
Editing: Alexander Gutman
Music: Vladimir Tarasov
Sound: Leonid Lerner
Production: Alexander Gutman
Atelier-Film-Alexander
Kolomenskaya 28, RUS-191119 St. Petersburg
Phone/fax: +7 812 764 55 91,
afakino@mail.ru
Co-production: Krzysztof Kopczynski
Eureka Media
Smulikowskiego 13/10, POL-00-384 Warszawa
Tel. +48 22 828 48 10, fax +48 22 829 56 73
krzysztof.kopczynski@ntcm.com.pl,
www.eurekamedia.info
2009, beta digital, colors, 62’
Russian V.o., English sbt., French simultaneous translation
Projections:
12.08.09, 11.00 – cinema Teatro Kursaal
13.08.09, 18.30 – L’Altra Sala
«In my film 17 August, like in a mirror, the realities of today’s life in Russia are reflected. Daily crimes are committed and people in power were absolutely sure that God will forgive them. Today the faith in God in Russia looks like a play in communism. The whole country prays, but does not believe. This is a strange and horrible play without repentance. The prison where the character of my film stays is contemporary Russia.» (Alexander Gutman)
Le film
Un jour dans la vie de Boris Bezotechestvo. Un jour comme celui qui vient de finir, un jour comme celui qui commence. Se laver les dents devient un rite, se raser une occupation; les exercices physiques permettent de garder la forme – dans quel but, d’ailleurs? Un chat regarde par une fenêtre grillagée et arrive tout juste à se faufiler. Un oiseau passe en voletant, une araignée vient lui rendre visite; par moments, on entend le clapotis de la pluie au-dehors. La caméra cadre un judas rectangulaire dans la porte de la cellule et observe à travers celui-ci le prisonnier qui arpente sans fin son espace confiné comme s'il devait s’imprégner du trajet parcouru. Par moments, la marche est interrompue par l'ingestion de la nourriture dans un bol en fer-blanc ou par une courte sortie en plein air, dans une nouvelle cage. Et le va- et-vient dans la cellule recommence. Qui est cet homme? Pour quelle raison est-il pratiquement emmuré? La caméra montre un écriteau à côté de la porte de la cellule. Il y est écrit: «Prisonnier Boris Bezotechestvo. Perpétuité. Article 102. Risque d'évasion. Agressif. Triple meurtrier.» Il est enfermé dans la première prison russe pour les détenus à vie. Ces quatre murs et la vue par une fenêtre munie d’une grille constituent son univers. La cellule commence à le dévorer. Le film montre – en dépit du crime commis par le détenu – d'abord l'inhumanité de l'internement cellulaire à perpétuité qui ne prend fin que quand le détenu est évacué hors du bâtiment avec les grilles, par une sortie latérale. Il montre le complet isolement d'un être laissé seul, monologuant et essayant de dialoguer avec Dieu, auquel il ne croit pas du tout selon l'auteur. Le film essaie de refléter la situation sans issue de son protagoniste vue de différents angles, mais toujours finalement au travers du judas de la porte de la cellule.
En prenant l'exemple d'un individu, Alexander Gutman ébauche une parabole visionnaire sur la décadence d'une société, en brossant, avec une sévérité formelle et des couleurs fortement contenues, un tableau lugubre de la dissolution de l’ordre sociétal et moral. Son film se développe en un voyage de découverte et de perception esthétiques et se densifie au cours des perspectives continuellement renouvelées en une méditation magique sur le temps et le caractère éphémère pour atteindre, à l'horizon de la création et de l'apocalypse, une dimension métaphysique.
Au commencement du film, on entend les pas d’un homme qui disparaît dans les nappes grises du brouillard. A la fin du document envoûtant, une charrette attelée à un cheval surgit du brouillard. Sur ce véhicule se trouve une longue boîte en bois. Boris Bezotechestvo la suit des yeux le plus longtemps possible, par la fenêtre de la cellule. Gutman renonce consciemment à des indications plus précises sur le lieu, l’époque et la manière dont il a tourné les images de son film. Pour lui, l'internement, l'étroitesse de l'espace entre les parois de béton sont un symbole de son pays. La société en Russie – c'est ce qu'il veut exprimer – n'a pas changé. Sa déclaration devient une image: «The prison where the character of my film stays is contemporary Russia.»
(Rolf Niederer)
Le réalisateur
Alexander Gutman, né en 1954, a étudié à l'Institut polytechnique de Leningrad et ensuite à l'Institut pour la cinématographie de Gerassimow où il termina sa formation en 1978.
Au cours des trente dernières années, il a collaboré comme producteur, réalisateur et chef opérateur sur plus de 50 films documentaires et a remporté de nombreux prix.
Ainsi Journey Back To Youth a reçu en 2001 le Platinum Award à la Worldfest de Houston et la Gold Camera Award au US International Film and Video Festival; Three Days and Never Again a reçu une distinction au Parnu International Documentary and Anthropology Film Festival en Estonie.
Der Film
Ein Tag im Leben von Boris Bezotechestvo. Ein Tag, wie der vergangene gewesen ist, ein Tag, wie der kommende sein dürfte. Zähneputzen als Ritual, Rasieren als Beschäftigung, Leibesübungen, um sich fit zu halten – wofür auch immer. Eine Katze schaut durch ein vergittertes Fenster herein, sie mag gerade noch durchschlüpfen. Ein Vogel flattert vorüber, eine Spinne kommt zu Besuch, bisweilen plätschert draussen der Regen. Die Kamera blickt durch ein quadratisches Fenster in der Zellentür und beobachtet, wie der Gefangene endlos seinen engen Raum durchmisst, als müsste sie die zurückgelegte Wegstrecke registrieren.
Bisweilen werden die Wanderungen unterbrochen: durch Nahrungsaufnahme aus dem Blechnapf, durch einen kurzen Ausflug ins Freie, ebenfalls in einen Käfig. Und das Kreisen im Gitter beginnt aufs Neue. Wer ist dieser Mann? Warum ist er gleichsam eingemauert, isoliert? Die Kamera schwenkt auf eine Tafel neben der Zellentür. Da steht geschrieben: «Gefangener Boris Bezotechestvo. Lebenslänglich. Artikel 102. Ausbruchsgefahr. Aggressiv. Dreifacher Mörder.» Er ist eingesperrt im ersten russischen Gefängnis für lebenslänglich Inhaftierte. Seine Welt sind vier Wände und der Ausblick aus einem vergitterten Fenster. Die Zelle beginnt, ihn aufzufresssen.
Der Film zeigt – ungeachtet der Verbrechen, die der Insasse begangen hat – zunächst die Unmenschlichkeit der lebenlänglichen Einzelhaft, die erst dann endet, wenn der Eingesperrte aus einem Seitenausgang des vergitterten Gebäudes getragen wird. Er zeigt darüber hinaus die völlige Vereinsamung eines Menschen, der, auf sich allein zurückgeworfen, mit sich selber spricht und mit einem Gott in Dialog zu treten versucht, an den er, wie der Filmautor meint, ja gar nicht glaubt. Der Film versucht, die Auswegslosigkeit seiner Hauptfigur aus verschiedensten Blickwinkeln, aber am Ende immer durch das kleine Gitterviereck in der Zellentüre zu reflektieren.
Am Beispiel eines Einzelnen entwirft Alexander Gutman eine visionäre Parabel über den Niedergang einer Gesellschaft, wobei er in formaler Strenge und stark gedrosselten Farben ein düsteres Bild der Auflösung gesellschaftlicher und moralischer Ordnung zeichnet. Sein Film entwickelt sich zu einer ästhetischen Entdeckungs- und Wahrnehmungsreise, die sich in ständig wechselnden Perspektiven zu einer magischen Meditation über Zeit und Vergänglichkeit verdichtet, die im Horizont von Schöpfung und Apokalypse eine metaphysische Dimension erreicht.
Zu Beginn der Filmes verschwindet ein Mann mit klopfenden Schritten im Grau der Nebelschwaden. Am Endes des bannenden Dokuments taucht ein Pferdewagen aus diesem Nebel auf. Auf dem Wagen liegt eine längliche Holzkiste. Boris Bezotechestvo blickt durchs Zellenfenster dem Wagen so lang wie möglich nach. Bewusst verzichtet Gutman auf nähere Angaben, wo, wann und wie die Bilder seines Films entstanden sind. Für ihn ist diese Einzelzelle, die Enge des Raums zwischen den Betonwänden, ein Symbol für sein Land. Die Gesellschaft in Russland – das will er zum Ausdruck bringe –, hat sich nicht geändert. Seine Aussage wird Bild: «The prison where the character of my film stays is contemporary Russia.» (Rolf Niederer)
Der Regisseur
Alexander Gutman, Jahrgang 1954, studierte am Polytechnischen Institut in Leningrad und anschliessend am Gerassimow-Institut für Kinematographie, wo er 1978 seine Ausbildung abschloss. In den vergangenen 30 Jahren hat er als Produzent, Regisseur und Kameramann an über 50 Dokumentarfilmen mitgearbeitet und zahlreiche Preise gewonnen. So erhielt Journey Back To Youth 2001 den Platinum Award am Worldfest in Houston und den Gold Camera Award am US International Film and Video Festival; Three Days and Never Again wurde am Parnu International Documentary and Anthropology Film Festival in Estland ausgezeichnet.
Il film
Un giorno nella vita di Boris Bezotechestvo. Un giorno identico a quello precedente, identico a quello che verrà. Lavarsi i denti è un rituale, radersi è un’occupazione, l’esercizio fisico serve per stare in forma – chissà per cosa. Un gatto si affaccia da una finestra sbarrata, forse riesce ad entrare. Un uccello passa svolazzando, un ragno viene a fare visita, nel frattempo fuori scroscia la pioggia. La cinepresa guarda attraverso uno spioncino nella porta della cella e osserva il detenuto misurare la stanza angusta senza fermarsi, come se dovesse segnare la distanza percorsa. Ogni tanto le camminate si interrompono: per nutrirsi dalla scodella di latta, per un’uscita, in un’altra gabbia all’aperto.
Poi ricominciano i giri dietro le sbarre. Chi è quest’uomo? Perchè è come murato vivo, isolato? La cinepresa si sposta su una lavagna accanto alla porta della cella. C’è scritto: “Detenuto Boris Bezotechestvo. Ergastolo. Articolo 102. Pericolo di evasione. Aggressivo. Tre omicidi“. È rinchiuso nel primo carcere per ergastolani russo. Il suo mondo sono quattro mura e la vista da una finestra con le sbarre. La cella incomincia a divorarselo.
Il film, incurante dei crimini commessi dall’ospite, mostra innanzitutto la disumanità dell’ergastolo con isolamento, che termina solo quando il detenuto verrà portato fuori dell’edificio con le sbarre, da un’uscita secondaria.
Mostra inoltre l’assoluta solitudine di un uomo che, abbandonato a se stesso, parla da solo e tenta di instaurare un dialogo con un Dio al quale, secondo l’autore del film, non crede nemmeno. Il film tenta di restituire la situazione senza scampo del protagonista, vista da diverse angolature, ma alla fine sempre attraverso lo spioncino nella porta della cella.
Prendendo la storia di un singolo, Alexander Gutman sviluppa una parabola visionaria sul declino di una società, disegnando con rigore formale e colori ridotti al minimo, un quadro cupo della dissoluzione dell’ordine morale e della società. Il suo film si sviluppa in un viaggio estetico di scoperta e percezione che, con prospettive in continua variazione, diventa una magica meditazione su tempo e fugacità, raggiungendo una dimensione metafisica nell’orizzonte della creazione e dell’apocalisse.
All’inizio del film, un uomo sparisce con passi pesanti nel grigiore della nebbia. Alla fine dell’avvincente documentario, da quella nebbia emerge una carrozza con cavalli. Sulla carrozza c’è una lunga cassa di legno. Attraverso la finestra della sua cella, Boris Bezotechestvo segue la carrozza con lo sguardo finché può.
Gutman rinuncia di proposito a dare indicazioni precise su dove, quando e come sono nate le immagini del suo film. Per lui questa cella d’isolamento, l’angusta stanza tra il cemento delle mura, è il simbolo del suo paese. La società russa – ecco cosa vuole comunicare – non è mai cambiata. La sua affermazione diventa immagine : «The prison where the character of my film stays is contemporary Russia” (La prigione nella quale è rinchiuso il protagonista del mio film è la Russia di oggi”). (Rolf Niederer)